Jusqu’à la lumière

Jusqu’à la lumière, c’est le trajet du comédien jusqu’à la scène. L’instant où il se glisse dans son personnage, pour incarner un autre. Le film a été tourné aux Bouffes Parisiens, et diffusé au Festival des médias de l’Institut des Médias de Paris.

Le film


Fiche technique

Titre : Jusqu’à la lumière, dans les coulisses du théâtre
Durée : 13’32 »
Réalisateur : Luc-Jérôme André
Auteurs : Laura Touchet, Luc-Jérôme André
Prise de vues : Laura Touchet, Sylvain Egret
Prise de vues en coulisses : Luc-Jérôme André
Monteurs : Laura Touchet, Sylvain Egret
A l’écran : Sébastien Azzopardi, Jean-Philippe Bêche, Geneviève Casile, Franck Desmedt, Jean-François Guilliet, Anaïs Harte, Frédéric Imberty, Laurent Rabourdin, Marie-France Santon, Elisa Sergent

Propos

Derrière le rideau du théâtre, c’est un monde qui s’agite. Toute une machinerie inébranlable qui conduira la pièce qui se déroule, à quelques centimètres de tissu de là, jusqu’à sa fin. La légende dit que Molière mourut sur scène ; une volonté propre au théâtre, incarnée par chacun de ses acteurs, veut que la pièce, quoiqu’il se passe, arrive à son terme. En détaillant cette machinerie, c’est une métaphore qu’on explore : celle d’une vie rêvée, contrôlée. Celle d’une mort annoncée, d’un doute qui s’efface. La pièce de théâtre, c’est un contrat passé avec le spectateur. Un morceau de certitude.

Etre comédien, c’est être quelqu’un d’autre. C’est pouvoir sortir de sa propre existence, de sa propre peau, pour incarner la pensée d’un auteur. Cela passe par un apprentissage long, et difficile. On ne s’improvise pas quelqu’un d’autre. Des mois à devoir se désincarner pour faire place à l’autre, à se demander comment il se rase, où il a vécu, pourquoi il agit.

A moins que. Peut-être la personnalité des comédiens les poussent-ils à n’être jamais soi, que leur masque social déteint tant sur eux-mêmes qu’ils se sont perdus il y a longtemps, et qu’ils se cherchent dans leurs rôles successifs. Qu’il est naturel pour eux de devenir un autre, qu’ils changent d’âme comme ils changent de costume.

Au milieu de ses personnalités interchangeables, où se fait la vérité de chacun de ces acteurs ? N’ont-ils pas peur, finalement, de se perdre ? A travers leurs doutes, c’est autant leur propre individualité que le théâtre qu’on explore.

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