Le journalisme dans la toile d’Internet

La visibilité sur le Web

Pour trouver un site internet, il faut avoir son adresse. Un préalable évident qui a vite conduit a une constatation simple : devant le nombre de pages existantes, il fallait des sites répertoriant les sites. C’est ainsi que sont nés les annuaires : des sites sur lesquels on entrait une courte description de son propre site web, en lui attribuant des catégories. Un outil efficace, mais forcément incomplet. Ce genre de référencement est par nature subjectif, et ne conduit à l’information escomptée qu’avec une méthode infaillible, et du temps. C’est pour répondre au besoin des internautes de trouver des informations rapidement que sont apparus les premiers moteurs de recherche, comme Google.

Google s’est aujourd’hui imposé comme LE moteur de recherche. Or, le référencement automatisé de plus de huit milliards de pages web impose des choix. Un moteur de recherche fonctionne de manière simple : L’utilisateur entre les termes de sa recherche (par exemple : histoire internet), et le moteur lui propose les pages qu’il juge les plus pertinentes.

Sur Google, l’algorithme qui permet ce choix s’appelle le PageRank. C’est un ensemble mathématique prenant en compte le nombre de liens pointant vers cette page, à savoir le nombre d’autres pages proposant d’y accéder. A ceci s’ajoute évidemment la pertinence de la page face à la recherche, notamment en fonction du nombre de fois où ce mot apparaît sur la page proposée en résultat. Evidemment, ce ne sont ici que quelques notions permettant de comprendre un algorithme très complexe.

Comme tout programme, le PageRank de Google, par lequel on peut considérer que passe tout espoir de diffusion d’une page web, a des limites. Pour exploiter au mieux cet algorithme, les webmestres les plus avisés utilisent des procédés venant du marketing. Notamment, par un ajout systématique de messages comprenant un lien vers leur propre site dans des forums ouverts, de booster artificiellement le PageRank d’une page, et donc d’avoir plus de chance qu’un utilisateur la visite lors d’une recherche. Ou certains sites, de téléchargement, par exemple, notant systématiquement au bas de leur page un certain nombre de mots clés de façon répétée. Une technique simple, complètement inutile pour l’utilisateur la plupart du temps, mais efficace en terme de visites [1].

[Suite : Les pionniers de l’information sur la toile]

  1. Un exemple édifiant de ces techniques : Un slogan anti-guerre inventé, reformulé et recyclé par Google… en 42 jours par Andrew Orlowski []

2 réflexions au sujet de « Le journalisme dans la toile d’Internet »

  1. C’est bien l’ennui avec la presse, elle ne s’affaire que pour sa survie et ne voit pas qu’ainsi elle agonise à petit feu.
    L’acceptation résignée ne mène à rien de vivant.

    Adieu la presse.

  2. La presse se porte très mal aujourd’hui financièrement. Et si elle tient à jouir de sa liberté d’expression, il faut impérativement de l’argent dans les caisses. Sans argent le choix n’est pas toujours possible. Maintenant on peut bien évidemment s’interroger sur certaines décisions prises par la presse pour survivre.

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